Bookmaker / Législation « L’Interview de Tim Phillips, Betfair »
Les parieurs français ne peuvent plus accéder au site n°1 de Betting Exhange, rencontre avec Betfair.
Depuis quelques jours, le Site de Betting Exchange Betfair refuse l’accès à sons site à tous les parieurs français, faisons le point avec Tim Phillips directeur desx affaires publiques Européennes de Betfair.
Betfair a des doutes et une certitude : le marché n’ouvrira pas pour le Mondial
Qui ?
Tim Phillips, directeur des affaires publiques européennes de Betfair, premier opérateur mondial de paris sportifs en ligne.
Quoi ?
Une de ses rares ITV, après la promulgation . Non pas qu’il n’en ait pas donné, mais ces interviewes ne sont jamais parues. Une omerta qui reflète un marché où les média ont beaucoup d’intérêts (pub et partenariat)…
Pourquoi ?
Présent en GB, Australie, Allemagne, Autriche, Italie, et Malte, Betfair annonce qu’il se retire du marché français. Et n’est pas sûr de demander une licence : l’activité n’est pas rentable dans les termes actuels. Il critique la loi qu’il qualifie de protectionniste.
Pourquoi vous retirez-vous du marché ?
Nos consommateurs sont très sensibles au prix. La loi actuelle donne le choix entre un système peu attrayant en termes de gain, et des acteurs illégaux. Les faibles reversements ont été taillés sur mesure pour avantager les acteurs historiques du marché, le PMU et la FDJ. C’est le consommateur qui en pâtira. Par ailleurs, les règles du jeu ne sont pas claires. Notamment dans le travail avec l’Arjel. Je ne suis pas un technicien, mais je peux vous dire que toutes les conditions ne sont pas réunies pour opérer en toute clarté. Nous ne sommes donc pas chauds pour demander une licence dans ce contexte. Nos seuls critères sont commerciaux.
Combien de licences le marché français va-t-il accueillir selon vous ?
L’Arjel en espérait 20, puis 50. Son président a récemment déclaré qu’il y aurait 30 candidats. Je dirais qu’il y en aura 10 à 20 au total . Les pouvoirs publics et l’Arjel se rendent compte que le régime sera très difficile pour les opérateurs agréés. La loi prévoit un point d’étape après 18 mois. Nous pensons que le travail pour l’améliorer va commencer dès cette année.
Quand pensez-vous que le marché va s’ouvrir ?
En tout cas pas pour le Mondial de football. Les vérifications et due diligence ont pris six mois partout ailleurs. La France devrait pas faire exception. Une fois le marché ouvert, les pouvoirs publics verront bien si les conditions fixées sont viables, en comptabilisant le nombre d’opérateurs sous licence, et ceux qui oeuvreront dans la clandestinité.
Source : CBNews

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